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Born into a family of artists,
France Fauteux was raised in a farmhouse near Shawinigan, Quebec.
Thus developed her passion for animals and especially for birds. The
elements of nature and the harmony that reigns in nature were for
her an inexhaustible source of inspiration. She adored making
comparisons between animal and human behavior.
At the Collège de Shawinigan in
1966, she was initiated into ceramics, learning the techniques of
shaping and modeling,
In the mid-1970s, she
familiarized herself with the throwing techniques at the "École de
Céramique Julien" of Quebec. Her interest in clay technologies
and surface treatments led her to conduct further research, in
particular on earthenware. She enrolled in numerous advanced
training sessions, notably at Queen’s University in Kingston, the
University of Ottawa, and the "École-atelier de céramique de Québec"
(formerly "La Maison du Potier"). These sessions brought her into
contact with such renowned masters as Ken Ferguson, Cynthia Bringell,
Richard Zakin, Robin Hooper, and Maurice Savoie.
In 1999, she attended the
Ceramic Millennium international symposium in Amsterdam. She also
received an education in management and administration.
She opened her workshop in
1979. France Fauteux has since taken part in about fifty exhibitions
in some thirty galleries, museums, and cultural centers in Quebec
and abroad, including the Shayder School of Art and Art History
Gallery in Denver, Colorado, the Hammond Harkins Galleries in Bexley,
Ohio, the "Maison du Québec" in Barcelona, the "Musée Marc-Aurèle
Fortin" and the Art-Craft Gallery in Montreal and, finally, the
Jeannine Blais gallery in North Hatley, Quebec. Her unique pieces
belong to many public and private collections, notably the Maison
Cartier collection in Montreal and the Fort Chambly collection,
which feature her reproductions of 18th and 19th century cream ware.
During many years, France Fauteux also produces limited editions of
birds and animals in fine earthenware for distribution across
Canada.
Since 1992, On many occasions,
she has taught at the "École-atelier de céramique de Québec" and has
also sat on its board of directors. France Fauteux is often asked to
sit on art-craft juries. She occasionally gives talks and serves as
a reviewer for the Conseil des métiers d’art du Québec.
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Issue d'une famille d'artistes,
France Fauteux est élevée sur une maison de ferme à Shawinigan au
Québec. C'est ainsi qu'elle développe sa passion pour les animaux et
particulièrement les oiseaux. Les éléments de la nature et
l'harmonie qui y règne constituent pour elle une source
d'inspiration inépuisable. Elle adore établir des comparaisons entre
le comportement animal et celui de l'humain
Au collège de Shawinigan en
1966, elle s'initie à la céramique par l'apprentissage des
techniques de façonnage et de modelage,
Au milieu des années'70, elle
se familiarise avec les techniques de tournage à l'École de
Céramique Julien de Québec. Son intérêt pour les technologies des
argiles et les traitements de surface l'amène à faire des recherches
poussées, en particulier sur la faïence. Elle s'inscrit à de
nombreuses sessions de perfectionnement, notamment à l'Université
Queen de Kingston, à l'Université d'Ottawa et à l'École-atelier de
céramique de Québec (autrefois La Maison du Potier). Ces sessions
lui permettent de rencontrer des maîtres réputés comme Ken Ferguson,
Cynthia Bringell, Richard Zakin, Robin Hooper et Maurice Savoie.
En 1999, assiste au symposium
international Ceramic Millenium, à Amsterdam. Elle a également
acquis une formation en gestion et en administration.
Elle a ouvert son atelier en
1979. Depuis, France Fauteux a participé à une cinquantaine
d'expositions dans une trentaine de galeries, musées et centres
culturels au Québec et à l'étranger . Signalons, entre autres, la
Shayder School of Art and Art History Gallery de Denver au Colorado,
la Hammond Harkins Galleries de Bexley en Ohio, la Maison du Québec
à Barcelone, le Musée Marc-Aurèle Fortin et la Galerie des métiers
d'art de Montréal et, enfin, la galerie Jeannine Blais de North
Hatley. Ses pièces uniques font partie de plusieurs collections
publiques et privées, notamment celles de la Maison Cartier de
Montréal et du Fort Chambly, auxquelles s'intègrent ses
reproductions de faïence anglaise (cream ware) des 18e et 19e
siècles. Pendant de nombreuses années, France Fauteux produit de
petites séries d'oiseaux et d'animaux en faïence fine qu’elle
distribue à travers le Canada.
Depuis 1992, à plusieurs
reprises, elle enseigne à l'École-atelier de céramique de Québec et
siège également au conseil d'administration de l'institution. France
Fauteux est fréquemment sollicitée pour siéger sur des jurys en
métiers d'art. Elle prononce à l'occasion des conférences et œuvre à
titre d'évaluatrice pour le Conseil des métiers d'art du Québec.
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The artistic process,
My artistic interests have long
focused on the world of animals. At first, I was fascinated by their
form, agility, and physical beauty. Through observation, reading,
and research, I discovered they had psychological and emotional
capacities very much like our own. Captivated by these similarities,
I wished to humanize my animal sculptures by giving each of them
human emotions and expressions. An emotional bond is thus created,
enabling the observer to feel attachment, respect and, then,
appreciation for their differences.
Always fascinated by diversity
on the one hand and by similarities on the other, I went from more
realistic animal creations to completely imagined ones, so that I
might better explore their forms, portray their emotions, and bring
out the likeable side of their differences.
Then came the third stage,
which led to my great leap forward. I created a complete imaginary
universe peopled with fantasy characters, all very different and all
ceramic-made. These beings displayed tenderness as a feeling
essential for happiness. I brought them to life by writing a short
story about their adventures.
Choosing the subject, be it an
animal or an imaginary character, matters a lot. The crucial choices
for me, however, are the movement, the expression, the texture, and
the colour that impregnate my creation. The most exhilarating moment
is when I texture the sculpture. Only then does it come to life in
my hands. Only then does it begin to breathe, tremble, move, and
communicate. Dialogue is initiated and my creation enters into its
real personality. Beyond the subject, the pose, the expression, or
the colour, the texture is what makes the sculpture vibrate. This
property is its language and much of its expression.
In nature, anything that is
alive, from the very small to the very big, has an anatomy whose
textures favour its survival and its communication with the
environment. On my sculptures, they likewise amplify the movement
and expression that are life’s very essence.
If texture is the sculpture’s
language, colour is its sound and melody.
Extensive research has enabled me to develop slip coatings that come
in a wide range of personalized colours. The coatings create a
“vitrified” surface that will cover the most delicate textures
without concealing them. I begin by grinding the slip mixture for 24
hours to obtain a grain that is fine enough to plug the clay pores.
If it is mixed with the right amount of glaze, the colour will
brighten and the surface will be properly vitrified while keeping
the original mat or silky finish. Such a surface lacks the
brilliance of glass and can capture light without deforming or
altering the angles and surfaces. The slip coating is applied
directly to the raw clay sculpture, which is then fired in an
electric kiln at 1050 or 1100 degrees Celsius (cones # 04 or 02)
depending on the clay being used. After firing, my creation takes on
its true colour and can give voice to its emotions.
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Démarche artistique
Depuis très longtemps, mes
intérêts artistiques sont tournés vers le monde animal. Au départ,
j’étais fascinée par leur forme, leur agilité, leur beauté physique.
À force d’observations, de lectures, de recherches, je leur ai
découvert des capacités psychologiques et émotionnelles très près de
celles des hommes. Captivée par ces similitudes, j’ai voulu
humaniser mes sculptures animalières en attribuant à chacune des
émotions et des expressions humaines. Ainsi, je crée un lien émotif
assez fort pour faire naître, l’attachement et le respect, puis
faire apprécier les différences.
Toujours fascinée par la
diversité d’une part et les similitudes de l’autre, j’ai évolué, des
formes animalières plus réalistes vers des créations complètement
imaginées, pour mieux explorer les formes, pour mieux traduire les
émotions et faire aimer les différences.
Puis, troisième étape qui m’a
fait faire un grand bond en avant, j’ai créé un univers imaginaire
complet peuplé de personnages fantaisistes, très différents,
façonnés en céramique. Ces êtres présentaient la tendresse comme un
sentiment essentiel au bonheur. Je leur ai donné vie en écrivant un
court récit sur leur aventure.
Le choix du sujet, animal ou
personnage imaginaire, revêt une grande importance, mais le
mouvement, l’expression, de même que la texture et la couleur qui
lui sont imprégnées sont pour moi des étapes cruciales. L’heure la
plus enivrante est vraiment celle où je texture la pièce. C’est là
que l’oeuvre prend vie entre mes mains, qu’elle commence à respirer,
à frémir, à bouger et à communiquer. Le dialogue s’installe et l’oeuvre
entre dans sa véritable personnalité. En effet, au-delà du sujet, de
la pose, de l’expression ou de la couleur, c’est la texture qui fait
vibrer la pièce. Elle est son langage et une grande part de son
expression.
Dans la nature, tout ce qui est vivant, du microscopique au
gigantesque, possède à même son anatomie, des textures utiles,
indispensables à sa survie et à la communication avec son
environnement. Ici, sur mes sculptures, elles amplifient le
mouvement et l’expression qui sont l’essence même de la vie.
Si la texture est le langage de
l’oeuvre, la couleur en est le son et la mélodie.
De nombreuses recherches m’ont permis de développer une très large
palette d’engobes de couleur très personnalisée, que j’appelle
vitrifiés et qui s’infiltrent dans les textures les plus délicates
sans les camoufler. Ces engobes sont broyés durant 24 heures pour
obtenir un grain assez fin pour boucher les pores de l’argile.
Lorsqu’ils sont mélangés avec une juste part de glaçure, la couleur
s’avive et donne une surface suffisamment vitrifiée, mais qui
conserve son aspect mat ou velouté. N’ayant pas la brillance du
verre, cet engobe vitrifié peut capter la lumière sans déformer ou
altérer les angles et les surfaces. L’engobe est appliqué
directement sur la pièce crue, qui est cuite au four électrique à
1050 ou 1100 degrés centigrades (cônes # 04 ou 02) selon l’argile
utilisée. Après la cuisson, l’œuvre a pris sa véritable couleur et
elle peut chanter ses émotions.
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